Et voila 2007 est lancé, allez-vous me suivre ?

Et voila 2007 est lancé, allez-vous me suivre ?
Le sujet est lancé, vous n'avez qu'à lire le titre de ce premier article et vous aurez compris ce que je désire. Bien sûr vous n'avez pas encore beaucoup de détails mais ils vont suivre tout au long de ce blog puisque je vais vous parler de mes projets, de mes ambitions et des possibilités dont nous pourrions disposer si nous étions assez nombreux pour réaliser ce projet. La saison 2006 n'aura pas été des plus agréables pour des raisons météorologiques et autres dont je ne veux pas discuter maintenant aussi repartir sur de nouvelles bases est la meilleure chose a faire sans se retourner sur le passé. Je vais d'abord vous présenter les personnages charnière de mon projet en commençant par les présidents des Etats-Unis qui ont gouvernés durant la période que je cherche à couvrir.

# Posté le lundi 08 janvier 2007 11:31

George Washington (1789-1797)

George Washington (1789-1797)
George Washington, (22 février 1732 - 14 décembre 1799), est un héros de la guerre d'Indépendance, et Chef d'état-major de l'Armée continentale. Il participe à la rédaction de la Constitution et fait l'unanimité lors du choix du premier président des États-Unis.
Pendant ses deux mandats, de 1789 à 1797, il sera un administrateur habile et conscient de l'importance de chacune de ses décisions. Il lui reviendra de faire fonctionner le premier gouvernement et de créer des précédents là où la Constitution n'est pas explicite.
Considéré comme un héros national par les Américains, de nombreux hommages lui ont été rendus. On trouve de nombreuses traces de la sympathie qu'inspiraient le héros américain et la cause qu'il avait fait triompher lors de la Révolution française
Son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État et à de nombreux sites et monuments. Son effigie figure sur le billet de 1 $ et sur la pièce de 25 cents. Son anniversaire est un jour férié fédéral.
Biographie
George Washington naît le 22 février 1732, à Wakefield, Virginie. Ses parents, Augustine Washington et Mary Ball, sont d'origine anglaise et font partie de l'élite économique et culturelle des planteurs esclavagistes de Virginie. Adolescent, il apprend la topographie et participe à la cartographie de la vallée de la Shenandoah, en Virginie. À la mort de son père, il est pris en charge par son demi-frère dont il héritera de la propriété de Mount Vernon, près d'Alexandria, en Virginie. En 1752, à 20 ans, il devient franc-maçon puis maître-maçon un an plus tard.
Guerre contre la France et ses alliés indiens (1754-1763) ou guerre de Sept ans
En 1754, George Washington s'engagea avec le grade de commandant dans la milice de Virginie où il construit une série de forts sur la frontière ouest. La vallée de l'Ohio est alors le théâtre des rivalités entre les Britanniques et les Français et le gouverneur l'envoie chasser ces derniers. Confronté à leur refus, il attaque et tue un groupe de dix éclaireurs. Il construit un fortin, à l'emplacement de la future ville de Pittsburgh, pour se préparer aux représailles, mais celui-ci, établi en terrain inondable et trop faiblement défendu se révèle inutile. Le 3 juillet, Washington capitule et négocie son retour en Virginie en laissant les français maîtres de la vallée. Ces opérations sont les premières de la partie américaine de la guerre de Sept Ans.
Un mauvais point : Joseph Coulon de Jumonville
Washington commet une grave erreur en faisant exécuter le 27 mai 1754 l'officier français Joseph Coulon de Jumonville venu pourtant le voir sous la protection du drapeau blanc et avec un statut d'émissaire chargé de lui délivrer une sommation de retrait des terres du roi de France : il prétendra par la suite avoir pris Jumonville pour un espion, ce qui n'est pas compatible avec son statut d'émissaire.
Le meurtre de Joseph de Jumonville fait scandale en France et même un anglophile tel que Voltaire s'indignera, et déclarera :
« Je ne suis plus Anglais depuis que les Anglais sont pirates sur mer (voir l'article Perfide Albion) et assassinent nos officiers en Nouvelle-France ».
Claude de Contrec½ur envoie alors un détachement de 500 hommes pour capturer Washington. Il confie le commandement de cette troupe au propre frère de Jumonville, “Louis Coulon de Villiers”.
Louis de Villiers capture Washington au fort de la Nécessité. Il le libère néanmoins alors qu'il est censé le juger et l'exécuter pour meurtre.
Washington reconnaîtra cette erreur par écrit. Le nom de Jumonville a été donné à une ville en souvenir de cette triste page.
Guerre d'indépendance (Révolution)
En 1774, Washington est l'une des personnes les plus riches des colonies. Il est élu délégué de Virginie au premier Congrès continental puis, l'année suivante, au deuxième Congrès. Il soutient la cause de l'indépendance des colonies mais ne la servira activement qu'à partir de 1776, lorsqu'il lit « Le sens commun » de Thomas Paine.
Le 15 juin 1775, sur proposition de John Adams, le Congrès continental le nomme à l'unanimité Chef d'état-major de l'Armée continentale. Il rejoint une armée hétéroclite stationnée près de Boston qui doit faire face à l'armée britannique, les fameuses « vestes rouges », composée de 12 000 soldats entraînés ce qui l'amène à ordonner à ses agents recruteurs d'accepter les noirs libres.
Pendant l'année 1776, Washington conquiert Boston, tenue par les troupes du général britannique William Howe, forcé de se retirer jusqu'à Halifax, Canada. Il marche ensuite sur New York pour se préparer à la contre-offensive britannique. Il perd la bataille de Long Island mais parvient à sauver ses forces qui font retraite à travers le New Jersey. L'avenir de la révolution est alors sérieusement en doute...
Carrière politique


Le général Washington remet volontairement sa démission de chef d'état-major des armées au Congrès qui se réunit le 23 décembre 1783 au Maryland. Cas rare en période révolutionnaire, on assiste à la transition vers un gouvernement civil démocratique plutôt qu'une dictature militaire.
Washington préside la Commission de rédaction de la Constitution en 1787. Il ne participe pas vraiment aux débats mais il intervient pour emporter la ratification de certains États, dont la Virginie. La Constitution entre en vigueur le 4 mars 1789 ; elle est la plus ancienne qui soit encore utilisée.
4 janvier : Washington prononce le premier « discours sur l'état de l'Union ».
Décès
À la fin de son mandat, en mars 1797, Washington est heureux de se retirer à Mount Vernon. Il tombe malade deux ans plus tard et meurt le 14 décembre 1799.
Les médecins pensent aujourd'hui qu'il est mort d'une infection de la gorge et que le traitement qu'il a subi, une saignée, a entraîné un choc, une asphyxie et une déshydratation. Il est enterré dans le cimetière familial à Mount Vernon.
Washington et l'esclavage
Le père et le frère de Washington avaient acheté des esclaves qui étaient des métisses d'indien de noir et de blancs, deux d'entre eux s'appellaient Mary Bowden (née en 1730) et Patty Bowden (née en 1750) les descendants de ces deux esclaves ont organisé des commémorations pour leurs ancêtres en 1999 devant la plantation des Washington.
En 1754, lorsque George Washington épouse Martha, il possède 28 esclaves et elle, 109. Dans son testament, Washington affranchit les 317 esclaves de sa plantation. Il ne défend pas l'esclavage mais considère que la liberté ne peut être donnée qu'aux personnes capables de l'assumer. Il est partisan d'une phase transitoire pendant laquelle les esclaves noirs sont sous tutelle, suivant le modèle adopté pour les personnes mentalement incapables.
La même année, une esclave noire vivant sur la propriété de Mount Vernon met au monde un mulâtre, West Ford. Ses descendants tentent toujours de démontrer qu'il est le fils de Washington.
Anecdotes
Lorsqu'il est démobilisé en 1757, Washington épouse Martha Dandridge Custis, la riche veuve de Daniel Parke Custis.Les nouveaux mariés s'installent à Mount Vernon où ils sont propriétaires terriens. Il adopte les deux enfants de son épouse et en aura d'autre avec Sally Hemings, une esclave avec laquelle il entretiendra une relation amoureuse.
Il a fait partie du conseil municipal.
Pendant la guerre contre les Indiens, au cours de la bataille de la Wilderness, près de la rivière Monongahela, Washington voit trois chevaux tués sous lui et son manteau est percé de quatre balles. Il montre son sang-froid en transformant une débâcle en retraite organisée.
En 1782, Washington, alors chef d'état-major, crée la médaille du « Purple Heart » qui est la distinction toujours remise aux militaires ayant été blessés au combat.
Lorsqu'il est élu président, pour son premier comme pour son second mandat, Washington reçoit la totalité des voix du Collège électoral ; il est le seul président à avoir été élu à l'unanimité jusqu'à aujourd'hui.
En 1792, le ministère des finances lance un emprunt auquel Washington souscrira. Les actions sont exprimées en dollars et le signe $ y apparaît pour la première fois.
Devenu héros national, les admirateurs de Washington font circuler sur son compte des histoires apocryphes, en particulier sur son honnêteté dans son enfance. L'histoire dit qu'il voulait essayer une nouvelle hache et qu'il a abattu l'un des arbres de son père. Interrogé il aurait déclaré : « Je ne peux pas mentir, c'est moi qui ai abattu le cerisier. » Cette histoire fut publiée pour la première fois dans un livre écrit par un pasteur épiscopalien et destiné à inspirer les enfants. Le même auteur aurait aussi inventé une histoire sur sa prière solitaire à Valley Forge.
À sa mort, Washington avait le grade de major-général qui lui avait été donné en prévision d'une guerre contre la France. Plus tard, d'autres officiers recevront des grades plus élevés ce qui amène le président Ford, en 1976, à lui décerner, à titre posthume, le grade de chef d'état major des armées des États-Unis.
Comme beaucoup d'aristocrates Washington avait des caries à la suite d'une consommation excessive de sucre de canne.Il a également souffert de Malaria

Correction sur Sally Hemings.
Les scandales sexuels impliquant un président américain n'ont rien de neuf. En 1802, Thomas Jefferson et non Georges Washington était accusé -mais discrètement, tout de même- d'avoir fait un enfant à Sally Hemings, une de ses esclaves. L'affaire a donné lieu à d'innombrables récits historiques et romancés, oscillant entre l'histoire d'un amour romantique et celle d'un président abusant de son pouvoir.
Hommages
Washington est l'un des personnages les plus importants de l'histoire des États-Unis. À ce titre, il a reçu de nombreux hommages :
son anniversaire, célébré le 3ème lundi de Février, est un jour férié fédéral

son effigie figure sur le billet de 1 $ (et est probablement connue du monde entier) ainsi que sur la pièce de 25 cents qui a été mise en circulation en commémoration de son deux-centième anniversaire
il a figuré sur de nombreux timbres d'usage courant, dont l'un des deux premiers timbres des États-Unis, le dix cents noir
· il est l'un des quatre présidents dont le portrait est sculpté dans le mont Rushmore
Son nom a été donné à :
· la capitale des États-Unis
· un État, au nord-ouest sur la côte Pacifique
· de nombreux sites (montagnes, lacs...) et monuments ou bâtiments
· le Washington Monument a été construit à partir de 1848 à l'aide de fonds privés. À court d'argent le projet a dû être terminé par l'Armée et ce n'est qu'en 1884 que la pierre formant la pointe a été posée. C'était à l'époque, à 170 m, le plus haut monument du monde.
· le pont George Washington qui relie la ville de New York à ses banlieues du New Jersey a été inauguré le 30 avril 1889

# Posté le lundi 08 janvier 2007 12:04

John Adams (1797-1801)

John Adams (1797-1801)
John Adams (30 octobre 1735 - 4 juillet 1826) est le premier vice-président puis le deuxième président des États-Unis d'Amérique de 1797 à 1801.
Pendant son mandat il tente de rendre la fonction de président apolitique mais se trouve confronté aux critiques des deux partis. Il garde les États-Unis neutres dans les conflits entre les puissances européennes. Il est battu alors qu'il se présente pour un deuxième mandat et prend sa retraite auprès de son épouse dans son État natal. La correspondance qu'il a entretenue avec elle pendant sa présidence montre qu'il était en même temps l'ami et le rival de Thomas Jefferson.
Biographie
Adams naît le 30 octobre 1735 à Quincy, Massachusetts. Son père est un fermier descendant d'émigrants anglais vers 1636.
Il obtient son diplôme de l'université d'Harvard en 1755. Il débute dans l'enseignement tout en étudiant le droit à l'étude de Rufus Putnam. En 1758 il est admis au barreau.
Carrière politique
Adams est passionné par le droit et la rédaction de mémoires juridiques. Ses opinions sur les lois fiscales, le Stamp Act de 1765, le font remarquer et son influence devient importante au sein du Parti Whig dont il est président.
En 1768 il s'établit à Boston et deux ans plus tard, le 5 mars 1770, il fait montre de courage moral en défendant l'officier et les sept soldats britanniques accusés de la mort de 5 colons pendant le « Massacre de Boston ». Sa conduite courageuse et patriotique lui permet d'être élu député du Massachusetts.
Il est membre du Congrès continental de 1774 à 1778. En 1775 il soutient l'union des colonies et approuve la nomination de Washington en tant que chef d'état major. Son influence au Congrès est importante et, presque dès le départ, il soutient la séparation entre les colonies et la Grande-Bretagne. En 1775 le Congrès crée la première d'une série de commissions aux affaires navales. Adams est l'ardent défenseur de la marine américaine dont il est souvent considéré comme le père.
En 1776 il approuve la fameuse résolution introduite par R.H. Lee sur le droit des colonies à être libres et indépendantes et il est nommé le 11 juin, ainsi que Jefferson, Franklin, Livingston et Sherman, au Comité de rédaction de la Déclaration d'indépendance.
En 1777 il est nommé Ministre plénipotentiaire pour négocier un traité de paix et de commerce avec la Grande-Bretagne. Contrairement à ses instructions il traite directement avec les représentants britanniques sans en référer au gouvernement français allié. Il cherche particulièrement à obtenir des droits de pêche sur les côtes anglo-américaines. Compte tenu du climat politique favorable il obtient des conditions particulièrement intéressantes. Il est envoyé aux Pays-Bas où il obtient la reconnaissance des États-Unis en tant que gouvernement indépendant et il négocie le traité de paix et de commerce qui suit celui signé en 1778 avec la France.
En 1785 il est nommé ambassadeur auprès de la Grande-Bretagne. Présenté au roi George III qui dit comprendre sa méfiance envers le gouvernement français il lui répond : « Je dois affirmer à votre majesté que ma seule loyauté est envers mon propre pays », une phrase qui a dû particulièrement irriter le souverain.
Il publie un livre sur la Constitution des États-Unis où il attaque les idées de ceux qui défendent les gouvernements centraux. Toutefois il n'est pas particulièrement apprécié de ses concitoyens en raison de ses idées sur « les riches, les bien-nés et les capables » qui doivent recevoir une place à part dans les assemblées nationales. C'est probablement la raison pour laquelle il ne reçoit qu'une partie des voix des grands électeurs lors de la première élection présidentielle, en 1788, où il est élu à la vice-présidence (George Washington est élu président) et il prend ses fonctions le 21 avril 1789. Les deux hommes sont réélus dans les mêmes fonctions en 1792.
George Washington refuse de se présenter pour un troisième mandat et, le 3 novembre 1796, Adams est élu président face à Thomas Jefferson, qui devient son vice-président.
Présidence
1797
4 mars : investiture de John Adams en tant que deuxième président des États-Unis.
1798
25 juin : Vote de la loi autorisant le président à déporter les étrangers déclarés dangereux.
11 juillet : Adams signe la loi créant le Marine Corps, les troupes de débarquement de la Marine américaine.
14 juillet : Vote de la loi interdisant d'écrire, de publier ou de proférer des propos faux ou injurieux à l'égard du président ou du gouvernement.
1800
1er novembre : Adams et sa femme s'installent à Washington dans le palais présidentiel qui ne prendra le nom de “Maison Blanche” que bien plus tard.
Politique étrangère
En raison de l'aide apportée par la France pendant la guerre d'Indépendance des États-Unis ces derniers devaient soutenir la France en cas de conflit avec la Grande-Bretagne (traité de Paris). Le 24 décembre 1796, Victor Hugues, gouverneur de la Guadeloupe pour le compte de la France, prend un arrêté contre les navires Américains. Cet arrêté était motivé par le fait que certains Américains, moyennant dédommagement pécuniaire, permettaient aux Britanniques, en guerre avec la France, d'utiliser le pavillon Américain pour aborder les îles françaises des Antilles. Cet arrêté autorise les corsaires Guadeloupéens à attaquer les navires Américains.
Les corsaires Guadeloupéens, ex-esclaves récemment libéré par l'abolition du 16 pluviôse an II, nombreux et intrépides, venaient de libérer l'archipel Guadeloupéen et Sainte Lucie de la présence britannique.
Le 2 Mars 1797, le Directoire autorise à son tour les navires Français à attaquer les bateaux Américains.
Contre les agressions de ces corsaires, le 7 juillet 1798, le Congrès des États-Unis vote une loi qui délie les États Unis de leurs obligations à l'égart de la France. De plus, John Adams est amené à créer une première marine de Guerre Américaine, et à rendre permanent le corps des "marines", déjà apparu pendant la guerre d'indépendance.
Cet épisode, connu sous le nom de "quasi guerre", a vu des batailles navales entre la France (Guadeloupe essentiellement) et les États Unis (qui estimèrent leurs pertes en navires et cargaisons pour une valeur de 20 millions de francs de l'époque). Napoléon met fin à cet état de guerre par la convention de Morte Fontaine, le 2 octobre 1800.
Politique intérieure
Le mandat d'Adams est marqué par le passage de la loi sur les « étrangers et la sédition » qui va apporter le discrédit sur son parti. Cette loi est une conséquence de la politique étrangère des États-Unis qui, à cette époque, sont pris dans le tourbillon des complications européennes et Adams, au lieu de participer aux joutes, s'occupe d'affermir la paix avec la France contre l'avis d'Hamilton et de ses amis.
Politique partisane
Étant le deuxième président, Adams est amené, comme Washington à créer des précédents. Il essaye d'avoir un gouvernement apolitique et n'aboutit qu'à donner le contrôle du Parti fédéraliste à Alexander Hamilton et celui du Parti démocrate-républicain à Thomas Jefferson qui est d'ailleurs son rival et vice-président car à cette époque les règles électorales donnent les deux postes aux hommes qui ont obtenu le plus grand nombre de voix. De plus des querelles internes éclatent et Adams et Hamilton ne s'entendent plus, des membres de son cabinet allant jusqu'à chercher leurs ordres auprès du second.
En 1800 Adams est de nouveau le candidat du parti Fédéraliste aux élections mais l'absence de confiance au sein de son propre parti et le sentiment populaire opposé aux lois « étrangers et sédition » entraînent la victoire de son concurrent Thomas Jefferson.
Retraite
Après sa défaite à l'élection de 1800, Adams se retire dans son État natal, le Massachusetts, où il décéda le 4 juillet 1826.
Anecdotes
Adams n'est pas un meneur d'hommes mais un juriste et c'est plutôt en tant que constitutionnaliste qu'il a participé aux évènements de la guerre d'indépendance.
Adams est le premier vice-président qui devient président.
Le 25 octobre 1764 il épouse Abigail Smith, la fille d'un pasteur. C'est une femme douée et ses lettres, écrites en excellent anglais, sont d'un grand intérêt pour les personnes qui étudient cette période. Leur fils aîné John Quincy Adams, deviendra lui aussi président.
Adams meurt le jour anniversaire de la déclaration d'indépendance et, coïncidence, le même jour que Jefferson, son ami et rival politique. La nouvelle ne lui étant pas parvenue, ses derniers mots seront : « Jefferson est toujours en vie »
Citations
« Le gouvernement des États-Unis n'est en aucune manière fondé sur la religion chrétienne ;il n'a aucune inimitié envers la loi, la religion ou la tranquilité des musulmans. »

# Posté le lundi 08 janvier 2007 12:18

Modifié le lundi 08 janvier 2007 13:03

Thomas Jefferson (1801-1809)

Thomas Jefferson (1801-1809)
Thomas Jefferson est un homme étonnant. Très connu pour ses activités politiques (il fut le rédacteur de la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis, secrétaire d'Etat de Georges Washington, 3ème Président des Etats-Unis), il fut aussi avocat, philosophe, naturaliste, bibliothécaire, agriculteur. Bref, le prototype de l'homme universel.
Thomas Jefferson est né le 13 avril 1743 en Virginie. Son père est un riche propriétaire terrien, et léguera à son fils des terres qui lui assureront des revenus suffisants pour vivre; sa mère est issue d'une des familles les plus prestigieuses de Virginie, ce qui le conduira à recevoir une éducation raffinée. Il commence sa vie professionnelle comme magistrat auprès du gouvernement local. Au même moment (1772), il épouse Marthe Wayles Skelton, et fait construire la maison familiale à Monticello, toujours en Virginie. Monticello restera son port d'attache toute sa vie, et Jefferson n'aura de cesse de moderniser sa maison.
En 1776, en tant que membre du Congrès, il est choisi pour rédiger la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis. Il s'oppose au pouvoir de l'occupant (la Grande-Bretagne), et en particulier à celui du roi. Dans un paragraphe plus philosophique, il énonce pour la première fois dans un texte de cet ordre des principes fondamentaux : les hommes naissent libres et égaux, le gouvernement est le serviteur, et non le maître, de ses administrés. Voulant appliquer ses idées politiques, Jefferson se fait élire gouverneur de Virginie. Cependant, ses deux années au pouvoir sont ressentis comme un échec : il est confronté à un manque de possibilités d'actions, et à une invasion britannique. Jefferson rebondit alors en France, où il devient ambassadeur des Etats-Unis (il succède à Benjamin Franklin), et négocie des traités commerciaux. Il en profite pour s'instruire des progrès des sciences. Il suit aussi avec intérêt le déroulement de la Révolution Française, sans intervenir dans les événements.
A son retour aux Etats-Unis, en 1790, il devient secrétaire d'Etat de Georges Washington, le premier Président des Etats-Unis. Il s'oppose à un autre secrétaire d'Etat, Hamilton, au sujet des rapports que les Etats-Unis doivent entretenir avec la France et la Grande-Bretagne, et démissionne en 1793. Il fonde alors le Parti Républicain, qu'il représente à l'Election Présidentielle de 1796, où il est défait par John Adams. Il se consacre pendant 4 ans aux sciences et à la philosphie (il dirige à compter de 1797 l'American Philosophical Society) avant d'accéder enfin à la Présidence des Etats-Unis en 1800, pour deux mandats. Le premier est marqué par l'achat de la Louisiane, et le soutien aux expéditions de Lewis et Clark. Le second est plus difficile. La guerre fait rage en Europe entre la France et la Grande-Bretagne, et Jefferson tient absolument à la neutralité des Etats-Unis dans ce conflit. Il décide en 1807 d'un embargo à l'encontre de ces 2 pays, mais ceci affaiblira beaucoup l'économie américaine et sera mal perçu par la population.
Après sa Présidence, Jefferson retourne à Monticello, où il se consacre notamment à la collecte de livres pour la bibliothèque du congrès, et à la création de l'Université de Virginie. Il décède le 4 juillet 1807.

# Posté le mardi 09 janvier 2007 09:34

James Madison (1809-1817)

James Madison (1809-1817)
Naissance : Port Conway, 1751 - Décès : Montpelier, 1836

Président : Etats-Unis de 1809 à 1817
Cet avocat, né le 16 mars 1751, deviendra le quatrième président des Etats-Unis. Il sera largement élu en 1808 (122 voix contre 47) face à Charles C. Pinckney et 1812 contre De Witt Clinton (128 voix contre 89). Il déclarera a guerre contre l'Angleterre l'année de sa réélection. Le conflit prendra fin officiellement fin le 8 janvier 1815, après la victoire d'Andrew Jackson face aux troupes britanniques à la Nouvelle-Orléans.

Ce "Père" de la Constitution, ancien Secrétaire d'Etat (1801-1809) de Jefferson, écrira dans le Federalist que "l'on peut a juste titre considérer l'accumulation de tous les pouvoirs - législatif, exécutif et judiciaire - entre les mêmes mains, que ce soit d'une personne, d'un petit groupe ou d'un grand nombre, et que cette charge soit héréditaire, auto-designée ou élective, comme la définition même de la tyrannie".

# Posté le mardi 09 janvier 2007 09:39